Patrick "Isséo" Degli-Esposti

Dans les pas de l'Artiste

Patrick « Isséo » Degli-Esposti est un enfant d’Ardenne, sa jeunesse et son adolescence dans la vallée et au pays de Arthur Rimbaud le lie à cette terre de légendes et de poésies. Très sensible à la beauté du pays des Quatre Fils Aymon, Isséo, rencontra très jeune ceux qui ont célébré l’Ardenne tel que le Père Bonaventure, Fieullien de Regniowez ou encore José Chaidron de Vresse sur Semois. Mais ses longues marches à travers les brumes de la forêt Ardennaise pour rejoindre les Riézes ou la Semoy ne pouvait que faciliter sa rencontre spirituelle avec Arthur Rimbaud.

 

Avec Isséo, le peintre et le poète ne font qu’un comme nous l’illustre « Le passeur de Feu » qui pourrait nous apparaître comme un autoportrait  tant la poésie de Rimbaud a pénétré l’art du peintre : c’est ainsi que fasciné par l’itinéraire de « l’Homme aux semelles de vent », il en retient les temps forts pour les inscrire dans une peinture toute en douceur et délicatesse qui reflète à la fois le ciel d’Ardenne et la passion du peintre.

 

Attiré par la couleur depuis son plus jeune âge, Isséo s’est révélé au cours des 40 dernières années comme un artiste contemporain exceptionnel qui a perfectionné sa technique avec tout ceux qui autour de Modène et Mantoue ont su donner leurs nouvelles lettres de noblesse à l’aquarelle grâce à la Maison d’édition « Il Bulino » et à Mauro Bini, éditeur d’arts passionné par son métier et fervent admirateur de l’œuvre d’Arthur Rimbaud, qui a mis son savoir-faire à la disposition de l’artiste pour diffuser et faire connaître ses œuvres.

 

Ce fut un succès retentissant, au fil des années, Isséo n’a cessé de déployer ses ailes, installant durablement sa peinture dans les plus grandes expositions comme au Carrousel du Louvre. Artiste en résidence de la ville de Saint-Quentin, Isséo est régulièrement mis à l’honneur par sa ville d’adoption au sein de l’espace Saint-Jacques, mais c’est avec Jérémy Diamphy, son représentant artistique et son Agence Baldr que Isséo veut faire entrer sa peinture dans une toute nouvelle ère artistique et culturelle afin de permettre à chacun de venir à la rencontre de son art.

 

 

D’après la préface d’Alain Tourneux dans Les papiers flottants,

Jean-Marie Le Sidaner, Les papiers flottants, 1991